Gendarme blessé par tir accidentel : État condamné à verser 300 000 euros

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Par Abert

Justice

Suite à l’incident survenu lors d’une visite présidentielle en 2017, où Samuel Magre a été blessé par un tir accidentel d’un gendarme, l’État français a été condamné à payer une indemnisation de 281 000 euros à la victime. De plus, l’État devra également rembourser les frais médicaux engagés par la victime, s’élevant à près de 294 000 euros, à l’Assurance maladie.

L’État condamné à verser 281 000 euros à un homme blessé lors d’une visite présidentielle en 2017

Le tribunal administratif de Poitiers (Vienne) a rendu son verdict ce jeudi, condamnant l’État à verser une somme de 281 000 euros à Samuel Magre. Ce dernier avait été blessé au pied par un tir accidentel d’un gendarme lors de la visite du président François Hollande en Charente en 2017. De plus, l’État devra également rembourser environ 294 000 euros à l’Assurance maladie pour les frais médicaux engagés.

Le 28 février 2017, Samuel Magre, qui exerçait en tant que maître d’hôtel lors d’une réception organisée pour la visite présidentielle sur un site de maintenance de la ligne TGV Bordeaux-Paris à Villognon-en-Charente, a été victime d’un tir accidentel d’un tireur d’élite de la gendarmerie nationale, blessant gravement son pied droit. Les conséquences de cette blessure ont entraîné une altération physique majeure pour la victime, nécessitant plusieurs opérations chirurgicales, dont une pour une fracture du tibia et une lésion du nerf fléchisseur.

Une indemnisation de 281 000 euros accordée à la victime

Après avoir établi la responsabilité sans faute de l’État en février 2023, le tribunal administratif a ordonné une expertise médicale afin d’évaluer précisément l’ensemble des préjudices subis par Samuel Magre. Lors de l’audience du 12 octobre, la victime avait réclamé plus d’un million d’euros à l’État, tandis que le ministère de l’Intérieur proposait une somme de 27 000 euros. Les juges ont finalement décidé d’accorder à la victime une indemnisation de 281 000 euros, ainsi que 294 000 euros pour rembourser les frais médicaux engagés par l’Assurance maladie.

Les juges ont pris en considération les pertes de gains professionnels subies par Samuel Magre. En effet, l’ancien maître d’hôtel n’a pu reprendre son travail qu’en 2022, mais dans un poste de préparateur de commandes intérimaire, avec une rémunération très largement inférieure à celle qu’il percevait avant l’accident.

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