Jeune gendarme de Saône-et-Loire se prostituait pour une chirurgie esthétique

Photo of author

Par Abert

Justice

Une gendarme âgée de 20 ans et plusieurs de ses complices ont été jugés à Mâcon pour leur implication dans un réseau de proxénétisme. Les condamnations prononcées à l’encontre des membres du réseau, dont la gendarme, ont abouti à une peine de six mois de prison avec sursis. Cette affaire a permis de démanteler un réseau local.

Une gendarme condamnée pour proxénétisme en Saône-et-Loire

Une affaire de proxénétisme a secoué la gendarmerie en Saône-et-Loire, où une jeune femme gendarme âgée de 20 ans a été condamnée à six mois de prison avec sursis. Le jugement a été rendu mercredi dernier par le tribunal correctionnel de Mâcon (Saône-et-Loire). Les informations ont été rapportées par Le Bien Public et 20 minutes.

La gendarme, dans le but de financer une opération de chirurgie esthétique, s’est impliquée dans l’organisation d’un réseau de prostitution. Un homme de 50 ans, qui lui prêtait des appartements, a été condamné à quatre ans de prison, dont deux avec sursis probatoire. Un autre homme âgé de 23 ans, responsable de la sécurité des prostituées, a écopé de deux ans de prison, dont un avec sursis probatoire. Au total, sept personnes ont été jugées dans cette affaire, avec des peines allant de six mois à quatre ans de prison.

Sept jeunes femmes impliquées

L’affaire a commencé lorsque la jeune gendarme s’est inscrite sur un site spécialisé qui mettait en relation des clients et des prostituées. Elle a alors rencontré un homme de 52 ans qui lui a prêté des appartements pour ses activités tarifées. Rapidement, le duo a commencé à se livrer au proxénétisme, recrutant d’autres femmes pour vendre leurs services. Au total, sept jeunes femmes auraient vendu leur corps dans les villes de Mâcon, Saint-Laurent-sur-Saône et Mulhouse. Le quinquagénaire récupérait 50% des gains générés par la prostitution, tandis qu’un autre homme de 23 ans était en charge de la sécurité des prostituées.

Lire aussi :   Cinq policiers de Pantin condamnés à un an de prison ferme pour violences et faux PV

La jeune gendarme, surnommée « la boss des filles », était la cerveau du réseau, qui comptait également quatre autres personnes, dont une mineure. Le ministère public a exprimé son étonnement face à l’ignorance de la loi de certains prévenus, rappelant que « le proxénétisme est interdit en France » et que « nul n’est censé ignorer la loi ».