Gendarme ivre du GIGN condamné à la prison pour menace avec arme chez Orange

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Par Abert

Justice

Un gendarme de l’antenne du GIGN d’Orange a été condamné lundi à une peine de 18 mois de prison, dont 12 avec sursis, pour avoir menacé un individu avec son arme de service alors qu’il était en congé et en état d’ivresse. Cette condamnation pourrait entraîner des sanctions administratives sévères pour le militaire.

Un gendarme du GIGN condamné pour avoir menacé un homme avec son arme de service

Un gendarme âgé de 33 ans, membre de l’antenne du groupe d’intervention de la gendarmerie (GIGN) d’Orange (Vaucluse), a été condamné ce lundi par le tribunal de Carpentras. Il écope d’une peine de 18 mois de prison, dont 12 avec sursis, pour avoir braqué son arme de service sur un homme alors qu’il était hors service et en état d’ivresse. Cet incident s’est déroulé le week-end dernier, comme le rapporte le média Abertzale.

Les faits se sont produits samedi soir, aux alentours de 22h30, au pied d’un immeuble situé dans le quartier du théâtre antique. Un jeune homme de 23 ans a contacté le numéro d’urgence « 17 » pour signaler qu’un individu avait menacé un de ses amis en le pointant avec une arme de poing. Une équipe de policiers s’est rapidement rendue sur les lieux et a procédé au contrôle de l’homme suspecté d’être l’auteur des menaces. Celui-ci a immédiatement affirmé être membre du GIGN d’Orange et se trouvait en état d’ébriété, selon des sources proches de l’affaire.

Le gendarme reconnaît les faits et fait l’objet de mesures administratives

Les policiers ont retiré l’arme à feu du gendarme, de marque Glock et chargée, avant de l’emmener au commissariat. Les vérifications ont révélé que l’éthylomètre indiquait un taux d’alcoolémie supérieur à un milligramme d’alcool par litre d’air expiré, soit près de deux grammes d’alcool dans le sang, déclare la même source. L’homme a donc été placé en garde à vue différée et a été interrogé par les enquêteurs le lendemain, une fois son taux d’alcoolémie revenu à zéro.

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Le jeune homme qui a alerté la police a déclaré que le suspect leur reprochait d’avoir mal parlé à sa compagne la veille. Il aurait ensuite sorti son arme et menacé son ami en la pointant vers sa tête. Les deux victimes ont déposé plainte. Pendant sa garde à vue, le gendarme a reconnu les faits. Il a été déféré et jugé dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC).

Suite à sa condamnation, le gendarme a été écarté de tout engagement opérationnel. Le service d’information et de relations publiques des armées (SIRPA) de la gendarmerie a déclaré à Abertzale que des mesures administratives lourdes étaient en cours, sans pouvoir donner plus de détails pour le moment afin de préserver le bon déroulement de la procédure. Les armes du militaire lui ont été immédiatement retirées et il n’a désormais plus accès à du matériel opérationnel.