Chauffeur de bus tué à Bayonne : deux accusés condamnés à 15 et 13 ans de prison

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Par Abert

Justice

Wyssem M. et Maxime G., les deux accusés responsables du meurtre de Philippe Monguillot, un conducteur de bus âgé de 59 ans à Bayonne, ont été déclarés coupables et condamnés ce jeudi à des peines de réclusion criminelle de 15 et 13 ans respectivement, à l’issue d’un procès de cinq jours.

Un chauffeur de bus violemment agressé après une altercation sur le port du masque

En juillet 2020, Philippe Monguillot, un chauffeur de bus, a été impliqué dans une altercation avec deux passagers au sujet du port du masque. Au cours de cette altercation, le conducteur a donné un coup de tête à l’un des passagers, Wyssem M., ce qui a entraîné une agression ultra-violente et mortelle. Philippe Monguillot a été violemment frappé et est décédé cinq jours plus tard à l’hôpital.

Les accusés condamnés à des peines sévères

Lors des réquisitions, l’avocat général, Marc Mariée, a déclaré que les accusés étaient coupables et devaient être punis pour leur comportement sauvage. La cour d’assises des Pyrénées-Atlantiques a rendu son verdict ce jeudi, condamnant les accusés à des peines sévères. Wyssem M. a écopé de 15 ans de réclusion criminelle et Maxime G. a été condamné à 13 ans de réclusion criminelle.

Wyssem M., lors de sa première prise de parole au procès, a affirmé qu’il n’était pas un monstre et que cette histoire le hantait. Son coaccusé, Maxime G., a déclaré vouloir payer sa dette envers la famille de la victime, même si cela était impossible, et laver la honte faite à sa propre famille.

Les accusés assurent n’avoir «jamais souhaité la mort»

Le cas de Maxime G. était particulièrement délicat. Son avocat, Me Frédéric Dutin, a tenté de réduire la peine encourue en requalifiant les faits et en mettant en avant le fait que son client n’avait pas participé à la phase finale de l’agression. Cependant, la cour n’a pas été convaincue et a tout de même condamné Maxime G. à une peine légèrement moins sévère que celle de son coaccusé. Les deux accusés ont demandé pardon et ont assuré n’avoir jamais souhaité la mort de la victime.

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Cette affaire a suscité une vive émotion dans l’opinion publique et a déclenché un débat important sur la sécurité dans les transports en commun. Selon Me Alexandre Novion, l’avocat des parties civiles, la journée du 5 juillet 2020, qui aurait dû être une journée pleine de promesses, a basculé dans l’horreur.