Retrait imminent de l’armée française au Niger : la crise s’intensifie

Photo of author

Par Abert

International

Selon l’état-major des armées françaises, le retrait des troupes françaises du Niger commencera dans la semaine. Cette décision, motivée par des tensions avec le régime militaire nigérien, a pour objectif de rapatrier environ 1400 militaires français présents dans le pays. Il est prévu que ce retrait soit terminé avant la fin de l’année.

Retrait des troupes françaises au Niger annoncé après des tensions avec le régime militaire

L’état-major des armées françaises a récemment annoncé que le retrait des troupes françaises au Niger débutera prochainement, mettant ainsi fin à des mois de tensions avec le régime militaire nigérien. Cette décision survient alors que les autorités militaires nigériennes affirmaient récemment que la France n’était pas dans une logique de quitter le Niger.

Contexte tendu entre la France et le Niger depuis le coup d’État

La relation entre la France et le Niger s’est tendue depuis le coup d’État de juillet dernier, qui a destitué le président élu Mohamed Bazoum, un allié clé de la France dans la région. Le président français Emmanuel Macron ne reconnaît pas le nouveau régime militaire dirigé par le général Abdourahamane Tiani. Ce dernier avait déclaré samedi dernier : « Le peuple nigérien va désormais dicter la forme des futures relations avec la France ».

Selon l’état-major des armées françaises, le retrait se fera de manière coordonnée avec les Nigériens, en bon ordre et en sécurité. L’opération devrait être terminée avant la fin de l’année, permettant le retour des quelque 1400 militaires français actuellement déployés dans le pays sahélien.

Depuis 2013, le Niger a servi de plateforme de transit pour les opérations françaises au Mali, devenant ensuite le cœur du dispositif militaire français dans la région. Actuellement, environ 1000 soldats et aviateurs français sont basés à Niamey, la capitale du Niger, et 400 autres sont déployés à Ouallam et Ayorou dans la zone des « trois frontières » entre le Niger, le Burkina Faso, et le Mali. L’état-major français a précisé qu’il prenait les dispositions nécessaires pour assurer la sécurité des personnes engagées dans la manœuvre.

Lire aussi :   Suspect arrêté à Las Vegas : 27 ans après, un tournant dans l'affaire de l'assassinat de Tupac Shakur

Une semaine après le retour de l’ambassadeur français

Ce retrait intervient sur fond de dégradation sécuritaire au Niger, avec plusieurs attaques récentes ayant fait des dizaines de morts. Les militaires français déployés sur les bases avancées seront les premiers à être rapatriés, probablement avec un appui aérien pour garantir leur sécurité, notamment sur la route reliant les bases avancées à la capitale.

Cette décision de retrait survient également une semaine après le retour à Paris de l’ambassadeur français à Niamey, Sylvain Itté, dont l’expulsion avait été ordonnée par les autorités nigériennes. L’état-major des armées assure que le retrait se déroulera conformément à la planification, alors que la France semble marquer une pause dans ses relations avec le Niger, dans l’attente de voir comment évoluera la situation politique dans ce pays clé pour la stabilité de la région du Sahel.

Dans un contexte de tensions croissantes entre la France et le régime militaire nigérien, les troupes françaises ont annoncé leur retrait du Niger. Cette décision intervient après des mois de conflit entre les deux parties et marque une pause dans les relations franco-nigériennes. Le retrait des troupes françaises, qui devrait être achevé d’ici la fin de l’année, a des implications importantes pour la stabilité de la région du Sahel.