Viol et agression d’une jeune fille de 15 ans sur un chemin de campagne en Ariège : un homme placé en détention

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Par Abert

Faits-divers

Un individu âgé de 31 ans est suspecté d’avoir agressé physiquement et sexuellement une jeune fille de 15 ans à Ornolac-Ussat-les-Bains, en Ariège. Il a été officiellement inculpé et placé en détention provisoire. Selon les enquêteurs, il aurait incité la victime à monter dans sa voiture avant de l’emmener dans un chemin isolé pour abuser d’elle. L’accusé, déjà connu des autorités judiciaires, prétend que cet acte sexuel était consensuel.

Une lycéenne de 15 ans victime d’un viol dans la commune d’Ornolac-Ussat-les-Bains

Une lycéenne âgée de 15 ans a été victime d’un viol le samedi 7 octobre dernier dans la soirée, dans la petite commune d’Ornolac-Ussat-les-Bains, près de Tarascon-sur-Ariège (Ariège), selon les informations rapportées par La Dépêche. Une enquête judiciaire a été ouverte pour « viol aggravé sur mineure de plus de 15 ans ». L’agresseur présumé, un homme de 31 ans déjà connu des services de justice pour des actes de violences, a été rapidement appréhendé, mis en examen et placé en détention provisoire.

La victime témoigne de l’agression

Le jour des faits, vers 22h30, l’adolescente a accepté de monter dans la voiture du suspect, qu’elle avait déjà rencontré auparavant. Le suspect a insisté pour qu’elle l’accompagne à Tarascon-sur-Ariège, la commune voisine, afin d’acheter des cigarettes. Cependant, le trentenaire a finalement pris la direction d’un chemin de campagne isolé où il a agressé physiquement et sexuellement la victime. Malgré le récit de la victime et les preuves recueillies par les enquêteurs, le suspect nie les faits.

Le père de la victime réagit et l’avocat souligne l’importance du soutien familial

Le parquet de Toulouse, chargé de l’affaire, a indiqué que le trentenaire était déjà connu des services de police et de justice. Le père de la victime, sous le choc, a déclaré à La Dépêche : « Je ne sais pas comment ils étaient au courant, mais le PSIG (les gendarmes du peloton de surveillance et d’intervention) savait qui c’était, apparemment il n’en est pas à son coup d’essai. Elle [la victime] a passé huit jours où elle ne parlait plus (…) elle est tombée dans le piège d’un prédateur. Je suis quelqu’un de calme et de posé mais là, j’accuse le coup, j’ai du mal à accepter ».

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L’avocat de la victime, Me Dedieu, a souligné l’importance d’une famille structurante qui a permis à la jeune fille de parler rapidement malgré la sidération et la honte qui suivent souvent ce type d’agression. Selon lui, la victime est montée volontairement dans le véhicule du suspect, qui n’était ni un ami ni un inconnu total. L’avocat a décrit l’agression en déclarant : « Il est allé s’isoler sur une petite route communale et a abusé d’elle ». Il a également révélé que le suspect était déjà connu pour des actes de violences envers son ex-compagne. L’adolescente se trouve toujours dans un état de sidération, selon son avocat.

Du côté de la défense, l’avocat de l’auteur présumé, Me Andrieu, a choisi de ne pas s’exprimer afin de préserver le secret de l’instruction. Le suspect a affirmé, lors de ses 48 heures de garde à vue, que l’acte sexuel était consenti.