Soupçons de violences sexuelles sur des mineurs : trois frères, époux de nounous, dans le Doubs.

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Par Abert

Faits-divers

Trois frères âgés de plus de 70 ans du Doubs font l’objet de soupçons de violences sexuelles sur des mineurs. Cette affaire a été révélée suite à des investigations récentes. Il est possible que leurs épouses, qui sont toutes assistantes maternelles, soient indirectement liées à ces actes commis dans différentes communes. Suite à la condamnation du cadet en 2021, l’enquête s’est étendue et implique désormais les deux autres frères.

Trois frères septuagénaires suspectés de violences sexuelles sur mineurs dans le Doubs

Trois frères âgés de plus de 70 ans sont actuellement soupçonnés d’avoir commis des actes de violences sexuelles sur des mineurs dans le département du Doubs. Ces hommes, dont les épouses étaient assistantes maternelles, auraient perpétré ces crimes dans les communes de Valdahon, Saône, Arguel et Larnod, comme l’a révélé le journal L’Est Républicain.

Les détails d’une enquête révélatrice

L’enquête a débuté le 31 mars 2021 lorsque qu’une collégienne, victime d’une crise d’angoisse, s’est confiée au personnel de son collège. Elle a révélé avoir été agressée sexuellement par le mari de sa nounou à Saône, durant son enfance. Les faits dénoncés comprennent des caresses répétées et une pénétration digitale. Un appel à témoins a permis d’identifier neuf victimes potentielles, bien que seulement six d’entre elles aient pu porter plainte, étant donné que les autres faits étaient prescrits.

Le cadet de la fratrie, âgé de 73 ans, a été le premier à être condamné dans cette affaire. En mars 2021, suite aux révélations le concernant, il a été condamné à cinq ans de prison ferme. Grâce à la persévérance des gendarmes en charge de l’enquête, de nouvelles victimes ont été identifiées, impliquant cette fois-ci les deux autres frères. Le procureur de la République, Étienne Manteaux, a souligné l’importance pour les potentielles victimes de se faire connaître, car il est à craindre qu’il y en ait d’autres.

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L’aîné de la fratrie, âgé de 78 ans, est le seul à avoir totalement reconnu les faits qui lui sont reprochés. Une première plainte déposée en 2017 par son fils avait été classée sans suite en raison de la prescription. Cependant, les dénonciations visant son cadet en 2021 ont relancé l’affaire. Après une tentative de suicide, l’aîné a avoué avoir agressé huit victimes.

Quant au plus jeune frère, il a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire en novembre 2023, après s’être rendu à la gendarmerie pour dénoncer des accusations portées contre lui sur les réseaux sociaux. Il a partiellement reconnu les faits, admettant que ce qui a été dit à son encontre est en partie vrai. Les enquêteurs ont décidé d’interroger une plaignante, une mère de famille qui a été hébergée en famille d’accueil par le septuagénaire, de l’âge de 18 mois à 16 ans. Elle affirme avoir subi un viol, en plus d’agressions sexuelles.

Les gendarmes poursuivent leurs investigations afin de déterminer si les trois frères agissaient en réseau. Le plus jeune a déclaré avoir été lui-même victime d’abus sexuels durant sa jeunesse, de la part d’un prêtre et d’autres élèves alors qu’il était en foyer à Villers-Saint-Martin dans les années 60. Le procureur Manteaux a précisé que l’instruction inclura également une enquête de personnalité sur le côté familial des accusés, afin de mieux comprendre les circonstances de cette affaire.

Face à la gravité de la situation et la possibilité de découvrir d’autres victimes, un appel à témoins a été lancé. Toute personne possédant des informations est invitée à contacter les gendarmes au 03 81 81 32 23 ou par mail à [email protected]

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