Procès de Bagui Traoré, frère d’Adama, pour extorsion fixé en novembre

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Par Abert

Faits-divers

Bagui Traoré a été soumis à une garde à vue la semaine dernière pour des actes d’extorsion. Après avoir été remis en liberté sous contrôle judiciaire, il a été convoqué par la justice pour être jugé le 24 novembre prochain.

Bagui Traoré, le frère d’Adama Traoré, convoqué devant le tribunal pour des faits d’extorsion

Bagui Traoré, le frère d’Adama Traoré, a récemment été placé en garde à vue dans le Val-d’Oise pour des faits d’extorsion, selon les informations d’Abertzale. Âgé de 31 ans, il est bien connu de la justice et a été laissé libre sous contrôle judiciaire à l’issue de sa garde à vue. Le parquet de Pontoise a confirmé cette information ce jeudi. Bagui Traoré est convoqué devant le tribunal judiciaire de Pontoise le 24 novembre prochain pour être jugé.

Un passé judiciaire chargé

Bagui Traoré a déjà été condamné à plusieurs reprises par la justice. En décembre 2016, il avait écopé d’une peine de huit mois de prison ferme à Pontoise pour des violences commises sur des gendarmes lors des cinq nuits de violences urbaines qui ont éclaté à Beaumont-sur-Oise suite au décès de son frère, Adama. Le 6 juin 2017, il a été condamné à six mois d’emprisonnement pour des faits de violences sur personne dépositaire de l’autorité publique. En avril 2018, il a été condamné à douze mois de prison pour des violences commises en réunion et à trente mois de prison pour une série d’extorsions et d’escroqueries sur des personnes vulnérables entre 2015 et 2016. En mai 2019, il a également été condamné à un an d’emprisonnement pour trafic de stupéfiants.

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Dans l’affaire Adama Traoré, Bagui Traoré a été acquitté par la cour d’assises du Val-d’Oise le 9 juillet 2021. Il était poursuivi pour « tentatives de meurtre en bande organisée sur personne dépositaire de l’autorité publique ». Lors des émeutes qui ont suivi le décès d’Adama, des gendarmes avaient essuyé des tirs d’arme à feu. Deux hommes ont été reconnus coupables d’avoir été les auteurs de ces tirs et ont été condamnés à douze ans de réclusion criminelle pour l’un et huit ans de prison pour le second.

Concernant l’affaire Adama Traoré en elle-même, un non-lieu a été prononcé le 1er septembre dernier par le tribunal judiciaire de Paris. Trois gendarmes avaient été placés sous le statut de témoin assisté dans cette affaire. Le parquet de Paris avait requis un non-lieu à la suite de plusieurs années d’enquête et d’expertises.