Porte-parole d’UNSA Police jugé pour violences intrafamiliales : Jérôme Jimenez en procès

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Par Abert

Faits-divers

Jérôme Jimenez, le représentant de l’UNSA Police pour l’Île-de-France, a été transféré au parquet de Créteil après avoir passé 48 heures en garde à vue. Il est accusé de violences à l’égard de sa compagne et de son fils. Après avoir été libéré sous contrôle judiciaire, il est convoqué devant le tribunal correctionnel le 10 janvier 2024.

Un policier soupçonné de violences envers sa compagne et son fils

Le policier Jérôme Jimenez, porte-parole du syndicat UNSA Police pour l’Île-de-France, a été déféré au parquet de Créteil (Val-de-Marne) ce mercredi après avoir passé 48 heures en garde à vue. Il est soupçonné d’avoir commis des violences répétées sur sa compagne entre mars 2017 et mai 2023, ainsi que sur son fils en présence d’autres mineurs entre novembre 2022 et août dernier. Des incapacités totales de travail supérieures à huit jours ont été constatées pour les faits présumés envers la conjointe de Jérôme Jimenez.

Le contrôle judiciaire imposé au policier

Dans le cadre de son contrôle judiciaire, Jérôme Jimenez a été interdit d’entrer en contact avec sa compagne et de se rendre à son domicile. Le parquet avait demandé l’interdiction de détenir ou porter une arme ainsi que la suspension des droits de visite et d’hébergement de ses enfants, mais le juge des libertés et de la détention (JLD) a décidé de ne pas suivre cette recommandation.

«Nous sommes convaincus que la vérité émergera lors du procès»

L’avocate de Jérôme Jimenez, Me Sandrine Pégand, a réagi dans un communiqué en déclarant : «Nous avons toute confiance dans la justice et nous sommes convaincus que la vérité émergera lors du procès. Nous mettrons en œuvre tous les moyens nécessaires pour prouver l’innocence de notre client et démontrer que les allégations qui pèsent sur lui sont totalement incohérentes et infondées».

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Selon l’entourage du policier, cette affaire serait liée à une séparation difficile. L’UNSA Police a également réagi en indiquant avoir pris connaissance du placement sous contrôle judiciaire de leur délégué et soulignant leur attachement au respect de la présomption d’innocence.