Oissel : Suspension d’un formateur après un simulacre de noyade des élèves policiers, enquête ouverte

Des vidéos ont été publiées montrant des élèves de l’École nationale de police de Oissel, en Seine-Maritime, subissant des exercices de simulation de noyade de la part d’un formateur. Cette séance n’était pas prévue dans le programme de formation officiel et a entraîné la suspension de l’instructeur, ainsi que l’ouverture d’une enquête administrative.

Scandale à l’école nationale de police de Oissel : des élèves soumis à des actes de torture

Des vidéos choquantes circulent actuellement dans les réseaux et groupes de policiers, montrant des élèves gardiens de la paix de l’école nationale de police de Oissel soumis à du « waterboarding », une méthode de torture également connue sous le nom de « simulacre de noyade ». Les images montrent des élèves avec un t-shirt sur la tête, entièrement recouverts de liquide, provoquant une sensation de noyade immédiate et des difficultés respiratoires. Ces pratiques ont été réalisées par un policier formateur aux techniques et à la sécurité en intervention, et ont été filmées à l’insu des élèves.

Une enquête administrative ouverte et suspension du formateur

Suite à la diffusion de ces vidéos, le policier formateur, qui est expérimenté, a été suspendu de ses fonctions. Une enquête administrative a été ouverte et confiée à l’inspection générale de la police nationale (IGPN) afin de faire la lumière sur ces événements. Il est important de souligner que cette séance ne faisait pas partie du programme de formation des policiers, ce qui soulève des questions sur sa légitimité.

Cette méthode de torture, utilisée pendant la Seconde Guerre mondiale et par la CIA après les attaques du 11-septembre 2001, peut causer un stress extrême, des malaises et des problèmes cardiaques. De plus, elle peut laisser des séquelles psychologiques sur les personnes qui y sont soumises.

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Certains élèves filmés ont été forcés de chanter pendant ces séances de simulacre de noyade, tandis que d’autres les encourageaient. Certains policiers expérimentés remettent en question l’utilité de ce type d’exercice, dénonçant des pratiques qui ressemblent davantage à de la torture qu’à de la formation policière.

Selon certaines sources policières, les élèves concernés auraient souhaité participer à ces séances, mais il est difficile de savoir s’ils étaient conscients de ce qui les attendait. Les vidéos ont été réalisées pour immortaliser ces moments, notamment pour la vidéo de fin de scolarité.

L’enquête administrative devra établir les faits précis de cette affaire. Le ministère de l’Intérieur prend cette affaire très au sérieux, comme en témoigne la réaction du directeur de l’école qui a dû écourter ses vacances. La police nationale n’a pas encore répondu aux sollicitations pour commenter cette affaire.