Incendie au commissariat de Besançon : Un gardé à vue et deux policiers hospitalisés

Suite à un incendie provoqué par un individu en garde à vue au commissariat de la Gare-d’Eau à Besançon, une évacuation d’urgence a dû être réalisée. Plus de vingt pompiers ont été mobilisés afin de maîtriser le sinistre, qui a entraîné une légère intoxication de trois personnes et le transfert temporaire de dix personnes en garde à vue vers des brigades de gendarmerie locales.

Incendie dans un commissariat de Besançon : évacuation en urgence

Un incendie, provoqué par un individu en garde à vue au commissariat de la Gare-d’Eau à Besançon (Doubs), a entraîné l’évacuation immédiate de tout le personnel et des détenus, selon les informations rapportées par L’Est Républicain.

L’incident s’est déroulé aux alentours de 21h30, lorsque le détenu âgé de 20 ans a mis le feu à son matelas, provoquant une importante émission de fumées toxiques à l’intérieur des espaces confinés du commissariat. L’alarme incendie a rapidement retenti, incitant les policiers à évacuer d’urgence les détenus avant de quitter entièrement les lieux.

Plus de vingt pompiers de Besançon ont été dépêchés sur les lieux afin de contenir la propagation du feu. Malgré l’infiltration de la fumée dans tout le bâtiment, depuis les sous-sols jusqu’aux étages, les dégâts matériels ont été limités. Selon le quotidien régional, 18 des 32 occupants du commissariat, incommodés par la fumée, ont été examinés par les secours. Deux policiers et le détenu responsable de l’incendie, tous trois sérieusement intoxiqués, ont été placés sous oxygène et transportés au CHU Minjoz pour recevoir un traitement. Leur état, cependant, ne suscite pas de préoccupations majeures.

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Dix détenus transférés vers d’autres brigades de gendarmerie

La police s’est confrontée à un défi de taille : que faire des dix autres détenus, dont les cellules étaient inutilisables ? En coordination avec le parquet de Besançon, une décision exceptionnelle a été prise de transférer ces détenus vers les brigades de gendarmerie de Tarragnoz, Saint-Vit et Ecole Valentin.

Jusqu’à 23 heures, les pompiers sont restés sur place, s’efforçant de disperser la fumée résiduelle à l’aide de ventilateurs et de méthodes naturelles. Ce n’est qu’après avoir vérifié la toxicité de l’air dans tout le commissariat que les policiers ont pu réintégrer leurs bureaux. Cette opération de secours a mobilisé 26 pompiers et neuf véhicules d’intervention.