Expulsée pour les actes de son fils : le cas qui secoue Persan

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Par Abert

Faits-divers

Lola, une mère de cinq enfants vivant à Persan, dans le Val-d’Oise, a été évincée de son appartement subventionné pour des arriérés de paiement et en raison de l’implication alléguée de son fils de 23 ans dans des troubles civils récents, selon BFMTV. Depuis le 28 septembre, elle et trois de ses enfants, dont deux sont mineurs, sont confinés dans une chambre d’hôtel.

L’ordre d’éviction a été exécuté en présence d’un officier de justice et de la police. D’après l’organisme de logement « Val-d’Oise Habitat », Lola avait une dette s’élevant à 800 euros. Une ordonnance d’expulsion avait été émise le 17 janvier dernier par le tribunal de Pontoise, sans aucune période de grâce accordée pour le paiement.

La situation s’est compliquée avec l’arrestation du fils de Lola. Âgé de 23 ans et vivant à Grenoble, il a été détenu sur son lieu d’emploi et est actuellement en garde à vue à Pontoise. Bien que toujours lié au domicile familial, il est soupçonné d’avoir joué un rôle dans l’incendie de la mairie de Persan en juin. Il se trouve actuellement en liberté surveillée, avec interdiction de se rendre à Persan.

Lola soutient ne pas saisir le rapport entre l’arrestation de son fils et son expulsion. Elle mentionne aussi qu’un accord avait été négocié avec l’agence de location pour résoudre les arriérés.

« Nous avons tenté de parvenir à une solution et avons conclu un accord », indique-t-elle.

Actuellement, elle fait face à une situation financière difficile, dépensant 50 euros quotidiennement pour un logement hôtelier. Selon ses dires, l’aide sociale est impuissante pour la reloger.

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BFMTV ajoute que 28 autres familles vivant dans des logements subventionnés sont également visées par les autorités pour des raisons similaires.

Un cercle vicieux : dettes, expulsion et questions éthiques

La situation de Lola soulève des questions éthiques et juridiques complexes, notamment sur l’équité de l’expulsion basée à la fois sur des dettes financières et sur l’implication présumée d’un membre de la famille dans des actes criminels. Alors que Lola et son fils méritent tous deux un traitement juste et équitable, il semble crucial de reconsidérer les protocoles qui placent des familles entières dans une vulnérabilité accrue.

Le cas de Lola n’est pas isolé et interpelle sur la nécessité d’une réforme des politiques d’expulsion en matière de logement social.