Enfant de 4 ans scotché à une chaise dans un centre aéré à Épinal : il a été humilié

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Par Abert

Faits-divers

Le 4 janvier dernier, un enfant âgé de quatre ans a été attaché à une chaise dans un centre de loisirs municipal d’Épinal (Vosges). Le maire de la ville a qualifié cet acte de « faute professionnelle ». Le père de l’enfant, très choqué, envisage de déposer une plainte.

Un enfant de quatre ans scotché à une chaise dans un centre de loisirs à Épinal

Le 4 janvier dernier, un acte choquant s’est produit au sein d’un centre de loisirs géré par la municipalité d’Épinal, dans les Vosges. Un enfant âgé de quatre ans a été scotché à une chaise par la responsable du centre en guise de punition. Cette dernière a admis avoir perdu son sang-froid et avoir menacé l’enfant avant de mettre ses menaces à exécution.

Indignation et réactions suite à l’incident

Le père de la victime, Steven, a exprimé son indignation face à cet acte lors d’une interview aux médias « Les Dernières nouvelles d’Alsace » et « RMC ». Il a souligné à quel point il était choquant pour un enfant de quatre ans de subir une telle humiliation devant les autres enfants, et a déploré le fait que aucun animateur n’ait réagi. Le traumatisme subi par l’enfant est évident, comme en témoignent ses propos inquiets à son père : « Papa, tu ne me scotches pas ». Le petit garçon a même ressenti des douleurs au ventre et refusait d’aller à l’école par peur d’une nouvelle punition.

L’incident a également suscité la colère du maire d’Épinal, Patrick Nardin, qui a qualifié l’acte de « faute professionnelle ». Il s’est interrogé sur les conséquences d’une telle tolérance et a décidé d’engager une procédure disciplinaire contre la responsable du centre. Un audit a été réalisé et il sera difficile de maintenir cette agente à son poste, a admis Philippe Guibert, directeur général des services adjoint.

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Informé de la situation par la mère de l’enfant et sa fille aînée, Steven envisage de porter plainte et a déjà pris contact avec un avocat. Il prévoit de rencontrer les responsables du centre de loisirs et n’exclut pas de consulter un psychologue pour son fils. Il a déclaré que cela le rassurait que sa fille ait dit la vérité, mais était en même temps en colère car cela signifie que l’incident s’est bel et bien produit.