Décès d’un enfant de 3 ans en Haute-Garonne : Mise en détention de sa mère et de son beau-père

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Par Abert

Faits-divers

Un enfant de 3 ans est décédé par asphyxie dans la nuit de mercredi à jeudi à Saubens, près de Toulouse. Sa mère, âgée de 23 ans, et son compagnon de 20 ans ont été inculpés de meurtre et placés en détention provisoire.

Un enfant de 3 ans retrouvé mort chez lui : sa mère et son beau-père en garde à vue

Un tragique événement s’est déroulé dans la nuit de mercredi à jeudi à Saubens, près de Toulouse (Haute-Garonne). Un petit garçon de 3 ans a été retrouvé sans vie au domicile familial. Suite à cette découverte, sa mère âgée de 23 ans et son beau-père âgé de 20 ans ont été placés en garde à vue. Ils ont par la suite été mis en examen pour « meurtre sur personne âgée de moins de 15 ans », selon les informations communiquées par le procureur de la République de Toulouse, Samuel Vuelta-Simon, confirmant ainsi les premières informations révélées par La Dépêche. Les deux suspects ont été placés en détention provisoire.

La nuit du drame, la jeune femme et son compagnon se trouvaient seuls avec l’enfant. Aux alentours de 2 heures du matin, les secours ont été alertés par la mère, indiquant que son enfant ne respirait plus. Malgré les tentatives de réanimation effectuées par les sapeurs-pompiers et les médecins du SMUR, le petit garçon n’a malheureusement pas survécu. Lors de l’examen initial du corps, des signes de violences et de strangulation ont été constatés, ce qui a conduit les gendarmes de la brigade de recherches de la compagnie de Muret à placer le couple en garde à vue.

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Des déclarations contradictoires avec les résultats de l’autopsie

Selon le procureur de la République, l’autopsie a révélé que l’enfant est décédé suite à une « asphyxie mécanique ». Cette conclusion a donc conduit à privilégier l’hypothèse d’une intervention volontaire de une ou plusieurs personnes dans le décès de l’enfant, plutôt que celle d’un accident. Les déclarations faites par la mère de l’enfant et son compagnon lors de leur garde à vue sont en totale contradiction avec les résultats de l’examen médicolégal, a détaillé le magistrat.

Selon une source proche de l’affaire, le père de l’enfant, qui n’avait pas la garde mais bénéficiait régulièrement de droits de visite et d’hébergement, avait exprimé son inquiétude concernant les conditions de vie de son fils avec sa mère et son compagnon ces derniers jours.