Contrôle judiciaire pour un policier de Rouen soupçonné d’avoir renseigné des dealers

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Par Abert

Faits-divers

Un agent de police, suspecté d’avoir divulgué des informations aux trafiquants sur les opérations policières les ciblant, lorsqu’il était en service à Rouen (Seine-Maritime), a été placé en détention provisoire. Libéré sous contrôle judiciaire avec une interdiction d’exercer sa profession, il sera jugé en mars prochain.

Un policier soupçonné d’avoir renseigné des dealers

Un policier travaillant actuellement à Mayotte a été placé sous contrôle judiciaire avec l’interdiction d’exercer sa fonction de policier. Cela fait suite aux soupçons selon lesquels, lorsqu’il était affecté à Rouen, en Seine-Maritime, il aurait renseigné des dealers sur les opérations policières. L’information a été rapportée par France 3 et confirmée par le procureur de la République d’Évreux, Rémi Coutin.

Le policier est suspecté d’avoir violé le secret professionnel, selon le magistrat. Il avait été la cible d’insultes racistes de la part de plusieurs de ses collègues dans un groupe de la messagerie WhatsApp en 2020. Dans cette affaire, cinq policiers ont été révoqués et ont écopé d’amendes.

Les faits reconnus par le mis en cause

Le policier, qui avait précédemment été victime d’insultes racistes de la part de ses collègues, est désormais considéré comme le principal suspect dans cette affaire. L’enquête, confiée à l’antenne de Rennes de l’Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN), a permis de caractériser plusieurs infractions commises par le mis en cause, notamment la violation du secret professionnel, le détournement de la finalité d’un traitement de données à caractère personnel, l’usage et l’acquisition de produits stupéfiants, ainsi que le travail dissimulé par dissimulation d’activité, a détaillé Rémi Coutin.

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Placé en garde à vue il y a quelques semaines, le mis en cause a reconnu les faits lors de ses auditions. Il a été déféré et recevra une convocation devant le tribunal correctionnel le 21 mars prochain. Dans le cadre de son contrôle judiciaire, il lui est interdit d’exercer toute fonction de police et toute fonction publique, a souligné la même source. Le fonctionnaire risque également des sanctions administratives pouvant aller jusqu’à la révocation.