Alertes à la bombe : évacuations dans les aéroports et au château de Versailles

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Par Abert

Faits-divers

Ce vendredi, plusieurs alertes à la bombe ont été signalées, entraînant des évacuations successives dans des aéroports, le château de Versailles et divers établissements scolaires.

Recrudescence des alertes à la bombe en France

Dans un contexte marqué par l’attaque terroriste récente à Arras et le relèvement du niveau Vigipirate à « urgence attentat », les forces de l’ordre font face à une augmentation des alertes à la bombe. Ces alertes ont entraîné de multiples évacuations ce vendredi, touchant notamment les aéroports, le château de Versailles et plusieurs établissements scolaires à travers le pays.

Ce vendredi, pas moins de 14 aéroports régionaux ont reçu des alertes à la bombe. Trois d’entre eux, Bordeaux, Pau et Biarritz, ont été évacués, perturbant pour la troisième journée consécutive le transport aérien en France. À Nantes, une alerte a été reçue par mail mais l’aéroport n’a pas été évacué et l’alerte a été levée vers 12h30. Les aéroports de Tarbes, Brest, Beauvais, Lille, Lyon-Bron, Toulouse et Carcassonne notamment, ont également reçu des menaces.

Évacuation du château de Versailles et des établissements scolaires

Le château de Versailles a été évacué pour la cinquième fois depuis samedi, pour « des raisons de sécurité ». Le monument avait déjà été la cible d’une alerte jeudi, et ce vendredi, il a dû être évacué à nouveau, perturbant le parcours de 10 à 15 000 visiteurs.

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Le secteur éducatif n’est pas en reste. Ce vendredi matin, le lycée Vaucanson à Grenoble (Isère) a été évacué après une alerte, marquant la deuxième évacuation de l’établissement en deux jours. À Bourg-en-Bresse (Ain), le lycée Carriat a été évacué et fermé. Deux lycées ont également été évacués à Orléans (Loiret), ainsi qu’à Rennes (Ille-et-Vilaine). Le ministre de l’Éducation nationale, Gabriel Attal, a révélé sur France 2 jeudi soir que les établissements scolaires ont fait l’objet de 299 alertes à la bombe depuis la rentrée début septembre, dont 75 jeudi. « On a interpellé parfois des élèves, de 11, 12, 15 ans », a souligné le ministre, disant « assumer cette fermeté ».

Face à cette situation, l’exécutif a haussé le ton. Le ministre de la Justice, Éric Dupond-Moretti, a averti mercredi que les auteurs de fausses alertes seraient « retrouvés » et « punis ». Clément Beaune, le ministre délégué aux Transports, a rappelé que les fausses alertes sont « dangereuses et inacceptables » et sont sanctionnées par jusqu’à « deux ans de prison et 30 000 euros d’amende ».