20 interpellations et près de 250 policiers déployés dans un coup de filet antistupéfiants à Nîmes

Photo of author

Par Abert

Faits-divers

Ce lundi matin, une opération de lutte contre le trafic de drogue a été menée dans le quartier Pissevin à Nîmes (Gard). Un important déploiement de forces de police a été mis en place, ce qui a permis d’interpeller vingt suspects qui ont été placés en garde à vue.

Une vaste opération policière démantèle un réseau de trafic de stupéfiants à Nîmes

Ce lundi matin, une importante opération policière s’est déroulée dès 6 heures dans le quartier Pissevin de Nîmes (Gard). La procureure de la République de Nîmes, Cécile Gensac, a annoncé dans un communiqué que 20 personnes soupçonnées de trafic de stupéfiants ont été interpellées. Cette opération est le résultat d’une enquête préliminaire menée depuis plusieurs semaines par les services de la sûreté départementale (SD) de Nîmes.

Les interpellations ont eu lieu au domicile des suspects, qui ont été immédiatement placés en garde à vue. Elles font suite à des perquisitions réalisées par les policiers de la SD dans le cadre d’opérations coordonnées entre juillet et novembre 2023. Ces perquisitions ont permis de saisir une quantité importante de drogue, notamment 8 kg d’herbe de cannabis, 7 kg de résine de cannabis, 1,3 kg de cocaïne et 500 cachets d’ecstasy. De plus, plusieurs milliers d’euros en argent liquide ainsi que des armes à feu ont été saisis, précise le communiqué.

Une mobilisation de près de 250 policiers

Pour mener à bien cette opération d’ampleur, 73 enquêteurs de la sûreté départementale du Gard et de l’unité d’investigation nationale ont été mobilisés. Ils ont été appuyés en sécurisation par des forces d’appui du RAID, de la BRI, de la CRS 8, ainsi que par neuf équipes cynophiles. Au total, près de 250 policiers ont participé à cette opération, souligne la magistrate.

Lire aussi :   Morts et comas à Bordeaux : Deux hommes adeptes des soirées «chemsex» retrouvés, deux autres en danger

La présence de la procureure de la République, accompagnée des deux magistrats référents du contentieux « stupéfiants » et « criminalité organisée », ainsi que du directeur interdépartemental de la police nationale (DIPN), témoigne de l’importance accordée à ce dossier.

Ce coup de filet intervient une semaine après une précédente série d’interpellations dans le cadre de l’enquête sur le meurtre du petit Fayed en août dernier dans ce même quartier. Neuf hommes, dont un adolescent de 17 ans, ont été mis en examen pour homicide en bande organisée et huit d’entre eux ont été placés en détention provisoire à l’issue de leur garde à vue.